Idées Reçues
- Si je porte sur moi une carte de donneur, j'ai peur qu'en cas d'accident, les médecins ne fassent pas tout pour me sauver dans l'espoir de prélever mes organes.
- Les greffes se font à « la tête du client » et il existe des passe droits ou du « piston ».
- Après un don d'organes, la famille ne peut pas récupérer le corps du défunt.
- La greffe est une opération aléatoire, dont les chances de succès sont faibles.
- Certaines personnes qui ont besoin d'une greffe paient pour être transplantés en priorité.
- La greffe coûte très cher, pour très peu de malades.
- Si je donne mes organes après ma mort, ma famille pourra entrer en contact avec les malades qui les auront reçus.
- En France le trafic d'organes existe, de riches receveurs paient pour obtenir un organe prélevé sur une personne vivante, consentante ou non.
- Ma religion s'oppose au don d'organe.
- Seules les personnes qui se sont déclarées en faveur du don d'organe peuvent faire l'objet de prélèvements en vue de greffe.
- Une personne inscrite sur le Registre National des Refus ne pourra jamais bénéficier d'une greffe.
- Si le cour d'une personne bat encore, ça signifie qu'elle est en vie.
- Le don d'organes, c'est la même chose que le don du corps à la science.
- Il y a une limite d'âge pour faire don de ses organes après sa mort : après 50 ans, on est trop vieux.
- J'ai eu une maladie grave, je ne pourrai donc pas donner mes organes après ma mort.
- Si je porte sur moi une carte de donneur, j'ai peur qu'en cas d'accident, les médecins ne fassent pas tout pour me sauver dans l'espoir de prélever mes organes.
- Les greffes se font à « la tête du client » et il existe des passe droits ou du « piston ».
- Après un don d'organes, la famille ne peut pas récupérer le corps du défunt.
- La greffe est une opération aléatoire, dont les chances de succès sont faibles.
- Certaines personnes qui ont besoin d'une greffe paient pour être transplantés en priorité.
- La greffe coûte très cher, pour très peu de malades.
- Si je donne mes organes après ma mort, ma famille pourra entrer en contact avec les malades qui les auront reçus.
- En France le trafic d'organes existe, de riches receveurs paient pour obtenir un organe prélevé sur une personne vivante, consentante ou non.
- Ma religion s'oppose au don d'organe.
- Seules les personnes qui se sont déclarées en faveur du don d'organe peuvent faire l'objet de prélèvements en vue de greffe.
- Une personne inscrite sur le Registre National des Refus ne pourra jamais bénéficier d'une greffe.
- Si le cour d'une personne bat encore, ça signifie qu'elle est en vie.
- Le don d'organes, c'est la même chose que le don du corps à la science.
- Il y a une limite d'âge pour faire don de ses organes après sa mort : après 50 ans, on est trop vieux.
- J'ai eu une maladie grave, je ne pourrai donc pas donner mes organes après ma mort.
Faux !
Les médecins qui s'occupent des urgences et de la réanimation n'ont qu'une priorité : sauver la vie de leurs patients. L'éventualité du don d'organe n'est évoquée que dans les cas très rares où, malgré tous leurs efforts, le décès par mort encéphalique est constaté. Les médecins qui prennent en charge les prélèvements sont en outre totalement indépendants des équipes d'urgence.
Faux !
Les listes d'attente de greffe sont gérées de façon transparente par l'Agence de la Biomédecine, qui est totalement indépendante des équipes de prélèvement et de transplantation, ce qui garantit son impartialité. Les greffons sont attribués aux malades en attente de greffe selon des règles de répartition bien précises, qui prennent à la fois en compte des critères médicaux et les principes de justice.
Il n'existe donc pas de possibilité de « passe droit » pour les malades. La loi de bioéthique précise que « Les règles de répartition et d'attribution des greffons doivent respecter le principe d'équité. »
Faux !
Le prélèvement est une opération chirurgicale pratiquée en salle d'opération, avec toutes les précautions habituelles. Le corps est traité avec respect avant d'être rendu à la famille. Son aspect est inchangé. Le prélèvement ne perturbe en rien le déroulement des obsèques selon les convictions de chacun.
Faux !
Au contraire, les taux de réussite de la greffe sont très élevés. C'est une opération qui permet de sauver ou d'améliorer considérablement la vie de nombreux malades et qui a un très bon espoir de succès. Aujourd'hui, plusieurs dizaines de milliers de personnes en France vivent grâce à un organe transplanté. Les taux de réussite des greffes sont en hausse constante, tout comme l'espérance de vie des transplantés. La greffe, ça marche !
Faux !
La gratuité est un principe inscrit dans la Loi de Bioéthique du 6 août 2004.
« Aucun paiement, quelle qu'en soit la forme, ne peut être alloué à celui qui se prête au prélèvement d'éléments de son corps ou à la collecte de ses produits. Les frais afférents au prélèvement ou à la collecte sont intégralement pris en charge par l'établissement de santé chargé du prélèvement ou de la collecte. »
De même, les praticiens qui effectuent des prélèvements d'organes ne reçoivent aucune rémunération spécifique.
Faux !
La plus fréquente des greffes est la transplantation rénale. Les malades qui attendent une greffe de rein doivent être traités par dialyse pour survivre. C'est un traitement très lourd, associé à des conditions de vies très difficiles, et dont le coût annuel est dix fois supérieur à celui de la greffe ! Greffer plus de patients permettrait donc non seulement de transformer leur existence, mais aussi de réaliser d'importantes économies de santé.
Chaque année, 7000 malades ont besoin d'une greffe de rein, alors qu'environ 2500 transplantations rénales sont réalisées.
Faux !
L'anonymat est un des principes fondamentaux du don d'organes après la mort.
Si elle le souhaite, la famille du donneur peut être informée sur la tranche d'âge et le sexe des receveurs, et sur le résultat des greffes dans le temps, mais en aucun cas de leur identité.
Faux !
D'abord, la loi prévoit que le don d'organe est gratuit : la commercialisation d'un organe est un délit. L'article 511-2 du code pénal prévoit une peine de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 euros d'amende.
Ensuite, la greffe en France est une des activités médicales les plus règlementées. Chacune de ses étapes fait l'objet de procédures strictes, qui rendent totalement impossible l'usage d'organes obtenus par des moyens illégaux.
C'est une idée fausse : toutes les grandes religions monothéistes, telles que Catholicisme, Islam, Protestantisme et Judaïsme, se sont prononcées en faveur du don d'organe et de la transplantation et encouragent les croyants à réfléchir à la question.
Faux !
En France, la loi prévoit que le don d'organe s'appuie sur le principe du consentement présumé. Toute personne est considérée consentir au prélèvement de ses organes après sa mort si elle n'a pas exprimé son opposition de son vivant. En pratique, ce sont les proches du défunt qui sont interrogés pour témoigner de cette éventuelle opposition.
Faux !
Cela n'a aucune incidence sur l'inscription sur la liste des patients en attente de greffe. La législation protège véritablement toutes les opinions.
Faux !
La mort encéphalique correspond à la destruction totale et irréversible du cerveau d'une personne. Elle est bel et bien décédée, alors que son cour bat toujours, grâce aux techniques de réanimation.
Faux !
Ces deux situations sont très différentes, faire don de ses organes ne signifie pas faire don de son corps à la science.
Dans le premier cas, les organes seront prélevés dans le but de soigner des malades, et le corps est rendu à la famille ensuite.
Dans le second cas, on lègue son corps à la faculté de médecine pour la recherche ou pour que les étudiants apprennent concrètement l'anatomie. Le corps n'est alors pas rendu à la famille.
Faux !
Tout le monde peut exprimer le souhait de donner ses organes après sa mort, aucune limite d'âge précise n'a été instituée. Aujourd'hui, de plus en plus de prélèvements se font sur des personnes d'âge mur. Les équipes médicales considèrent que c'est l'âge physiologique et la qualité des organes qui comptent, plutôt que l'âge légal. Le foie d'une personne de 65 ans peut être en meilleure santé que celui d'une personne de 35 ans.
Pour des mineurs ou des majeurs sous tutelle, le prélèvement peut avoir lieu à condition que chacun des deux parents ou le tuteur légal y consente par écrit.
Faux !
C'est l'équipe médicale qui jugera de la possibilité de prélever et de greffer tel ou tel organe. Même les personnes qui ont bénéficié d'une greffe d'organe peuvent éventuellement devenir donneurs à leur tour. On peut quand même faire part de sa volonté de faire don de ses organes.





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